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Société

Un happiness manager rend enfin ses collègues heureux en démissionnant

Grâce à ses nombreuses années d’expérience, un happiness manager a réussi à rendre vraiment ses collègues heureux, en quittant son poste de happiness manager.

Publié le

 mar 


« 10 ans de dépression et grâce à toi, je vais enfin mieux, merci Titouan ! », « La moitié de mon salaire passait dans les antidépresseurs et d’un coup, tu m’as sauvé, merci Titouan ! », « On t’oubliera jamais Titouan, merci ! » C’est sous une pluie de compliments, de larmes sincères et d’accolades que Titouan, 33 ans, happiness manager chez Konbini, parvient enfin à atteindre ses objectifs annuels : rendre heureux tous ses collègues en leur annonçant son départ définitif de l’entreprise.

Après cinq ans chez Konbini, Titouan a en effet décidé de tourner la page une bonne fois pour toutes. « Personne ne s’en rend compte, mais c’est épuisant d’être chargé du bonheur de ses collègues. Vous n’imaginez pas mes journées ! Éreintantes ! Je ne comptais pas mes heures à chercher un baby-foot inclusif pour la cafet’, organiser des soirées karaoké sans morceaux d’artistes ayant un scandale #MeToo, une raclette sans gluten et un barbecue végé sur le toit du bureau. C’était fendard, mais il faut aimer se coucher tard… Oh c’est excellent ça ! Il faut que je le note tout de suite ! »

Happiness manager n’était pourtant pas une vocation pour Titouan : « Enfant, j’étais introverti, jamais choisi au foot, jamais invité aux boums et toujours assis au fond du bus. Je préférais les jeux de rôle, les Warhammer 40 000 et la pratique du monocycle. Je n’aurais jamais pu imaginer, plus tard, devenir le mec cool du bureau ! Celui qu’on appelle « Titou le relou » pour déconner et dont on pleure le départ de la boîte, avec une cagnotte de… wouah 38 euros ! Mon job, c’est une belle revanche sur la vie ».

L’annonce de son départ a redonné le sourire à ses collègues. « Dix jours qu’il l’a annoncé, dix jours qu’on fête sans lui son pot de départ après le taf ! », confie Mélodie, pigiste. « Finis les confettis à la sortie des toilettes, les « guiliguili » par surprise et les parties de ping-pong où il faisait l’accent asiatique. J’étais à ça de craquer moralement, c’était dur, sa démission c’est une bénédiction chez Konbini. Je me sens enfin heureuse. Je lui souhaite quand même bon vent », sanglote-t-elle. Titouan nous a révélé sa future destination. « Vous avez devant vous le futur happiness manager du MODEM. Je commence demain. Trop fendard ! », lance-t-il, avant de tenter de nous chatouiller.

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Photo Pixels

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